Circuit des cartes postales anciennes géantes de Trôo

Découvrez le village de Trôo au début du 20éme siècle. Amusez-vous à comparer à 10 endroits du village (mentionnés sur la carte ci-dessous par une étoile rouge) le village d'aujourd'hui par rapport à 100 ans auparavant... regardez comme il a changé !

A l'ouest, la porte de Sougé permettait l'accès au "château". Elle est constituée de tuffeau (calcaire tendre, plus ou moins silicieux qui fournit une pierre de taille durcissant à l'air), de poudingue ferrugineux (amalgame de petits silex pris dans une pâte ferrugineuse de couleur rouge sombre (grison)) et de silex. Cette technique rappelle celle utilisée par les croisées pour l'édification des châteaux du royaume de Jérusalem.

La porte fut refaite en 1575 au moment des guerres de religion et défaite en 1900 pour faciliter le passage des charriots de fourrage.

Au nord de la ville haute, on pouvait trouver la porte de Saint Calais qui malheureusement fut détruite en 1958.

Des souterrains desservaient la maison qui s'appuyait sur cette porte et le mur d'enceinte. Cette maison était le logis du Chanoine curé de Trôo.

 

Le Puits qui parle : Son eau a alimenté les habitants de la ville haute jusqu'à l'installation de l'eau courante en 1972.

Il date du 11éme siècle alors que sa margelle semble dater du 15éme siècle.

Il est profond de 45m et a été creusé dans la roche comme un fût ce qui lui procure un incroyable écho qui a donné lieu à d'incroyables légendes dont la plus célèbre est celle d'une jeune femme particulièrement bavarde qui jacassait du matin jusqu'au soir et même parfois en dormant et dont son mari s'est débarrassé...

L'Escalier Saint Gabriel : Loin d'être un escalier ordinaire, celui-ci est l'emplacement de l'église primitive de Trôo. L’église était sans doute souterraine. Une niche, accueillant une statue de Saint Gabriel, témoigne de ce passé lointain.

Abandonnée pour le culte depuis longtemps, des pèlerinages existaient encore au 19e siècle. La statue de Saint-Gabriel, que les femmes qui désiraient avoir un enfant venaient prier, était disposée dans une cave avant d’être placée, après un éboulement, dans une niche près de l’escalier Saint-Gabriel. De nos jours, la statue a été remplacée par une copie, l’originale dépourvue de sa tête et de ses mains se trouvant à l’entrée de la grotte pétrifiante. Sous l'escalier.

Au-dessous de l'escalier, visitez le vieux fournil (boulangerie troglodytique) et la source :

Cette source, qui est en fait un affleurement de la nappe phréatique, est l'une des fontaines les plus importantes parmi les nombreuses que compte le village. Elle est, comme la plupart des autres, intarissable. Elle servit jusqu'en 1972, date d'installation de l'eau courante.
Le fournil était utilisé par le boulanger de Trôo, il puisait l'eau de sa pâte dans le bassin du fond et nettoyait ses toiles dans le bassin latéral. Les fagots étaient entreposés sous l'escalier qui menait au grenier à farine. La boutique, installée dans une maison voisine, ferma ses portes dans les années 1970.

L'ancien Café des Caves :

La partie gauche de la cave abritait la pièce d’habitation et elle était séparée de la partie droite, la cave proprement dite par un mur percé d’une porte. Dans cette partie droite, se trouve un ancien atelier de tisserand dont le fond communiquait avec le réseau des Cafforts.

La Maladrerie Sainte Catherine :  Élevée à la fin du 12éme siècle, ses 21 m de long sont parés d'élégantes arcatures qui rappellent celles du clocher de la collégiale. Elle était située à l'extérieur des remparts du village, près de la porte et de la fontaine du même nom. Elle est de style roman et la fenêtre ogivale de la chapelle est toujours visible. La Maladrerie ou Hôtel-Dieu accueillait les pélerins qui se rendaient à Saint Martin de Tours, à St Jacques de Compostelle mais aussi aux pèlerinages locaux. L'Hôtel-Dieu subsista comme hôpital jusqu'en 1700 où deux lits furent attribués aux Troiens dans l'hôpital de Montoire ensuite. Ce qui restait de la Maladrerie fut vendu en 1792. Le 17 décembre 1889, la maladrerie Sainte-Catherine est classée monument historique, grâce à l’abbé HAUGOU, curé de Trôo, qui pendant les vingt années de son ministère se bat pour en sauver les restes.

La Place Sainte-Catherine et la rue Haute :

 La rue Haute s'appelait autrefois "rue du milieu". Elle rassemble beaucoup de maisons troglodytiques et de caves. C'est dans cette rue que se trouvait l'église troglodytique primitive de Trôo : la chapelle Saint Gabriel. C'est aussi dans cette rue que l'on trouve le vieux fournil de Jérôme (ancienne boulangerie troglodytique) et la Source (Puits qui alimentait la ville basse en eau potable jusque dans les années 70).

L'escalier de la Barque :

Il descend de la rue Haute jusqu’à la place de la Libération. Il est appelé ainsi car jusqu’en 1832,
c’est un passeur avec un bac (passage payant à une certaine époque) qui permettait de traverser le Loir pour aller à Saint Jacques des Guérets, la commune en face.

La rue Auguste Arnault (ou rue basse) :

La rue Auguste Arnault s'appelait la rue basse autrefois. Elle a été renommé en l'honneur du journaliste-écrivain qui habitait le village. C'est par amitié pour lui, qu'Antoine Bourdelle accepta de sculpter le monument aux morts présent à côté de la collégiale.

 

 

Les Tombelles :

Les tombelles, désignées aussi sous le nom de tumulus, sont des éminences à base le plus souvent circulaire, quelquefois elliptique, carrée, ou aussi de la forme d’un parallélogramme ou d’un rectangle. A Trôo le chemin des Tombelles est effectivement circulaire et permet d'accéder aux deux mottes féodales présentes dans la ville Haute de Trôo : celle près de la collégiale et la seconde (qui a disparue) près de la porte de Saint-Calais.