Sites et monuments à visiter à Trôo

- Le Monument Bourdelle

- La Butte féodale

- La Collégiale Saint Martin

- Les remparts et les portes du village

- Le puits qui parle (Profond de 45 mètres, son écho est exceptionnel).

- L'escalier Saint Gabriel et le vieux fournil (ancienne boulangerie de Trôo)

- La Cave Yuccas (écomusée - entrée payante : 3€)

- La Grotte pétrifiante (entrée payante : 1€ - Possibilité de billet combiné avec visite de la Cave Yuccas pour 3€)

- La Maladrerie Sainte Catherine (Vestige d'un hôpital du XIIe siècle où venaient se réfugier les pèlerins tombant malades sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle).

- La Promenade du chemin de fer

- La Gare de Trôo

- Les Areineries

Voici quelques explications pour visiter, seul, le village...

Télécharger
Plan de Trôo (en Français)
Plan_Troo_en_francais.jpg
Image JPG 370.6 KB
Télécharger
Plan de Trôo (en anglais)
Plan_Troo_en_anglais.jpg
Image JPG 452.1 KB


NOUVEAU ! Trôo est partenaire de carnet "Pass'découverte" en pays Vendômois... Profitez-en !

 

Découvrez de manière originale les richesses du Vendômois situé aux portes des châteaux de la Loire.
Ce carnet "Pass'découverte" vous est remis lors de votre première visite dans un des 32 sites partenaires.
En le présentant avec votre ticket d'entrée plein tarif, vous bénéficierez d'un... tarif préférentiel lors de vos prochaines visites dans les autres sites référencés dans votre "Pass'découverte".

Demandez-le lors de votre visite de la grotte pétrifiante ou de la Cave des Yuccas ! 


 Le Monument Bourdelle : monument sculpté par le célèbre sculpteur Antoine Bourdelle (1861 / 1929) qui était praticien dans l'atelier de Rodin, son maître et influence. On peut se demander pourquoi et comment cette modeste commune qui comptait 737 habitants à la veille de la Grande Guerre a obtenu un tel cadeau ? Tout simplement parce qu'un habitant de Trôo (M Auguste Arnault) était ami avec le sculpteur et qu'il a accepté cette commande par amitié pour lui. Antoine Bourdelle est venu plusieurs fois chez son ami et a adoré les ruelles de notre village, notre "labyrinthe" comme il disait. Il note ses impressions dans trois petits carnets qui seront retrouvés par Max Fullenbaum au musée Bourdelle à Paris.

Extrait : "Comment donc ne pas s'attacher à votre ville labyrinthe, à ses sentiers bordés de pommes et de lourds paniers de raisins, à ses sentes d'enchantement avec leurs caves en étages où le cidre et le vin fermentent : tout cela grise la colline, quel passant pourrait résister?"

 La Butte féodale : Vers la fin du Xe siècle, on commence à construire de nombreuses mottes féodales sous la pression des invasions mais  encore sous la pression de l’émancipation des seigneurs locaux qui reprennent à leur charge la défense du territoire. Cette motte artificielle mesure 170 m de circonférence, remblayée avec la terre des fossés au début du 12ème siècle. Elle s'inscrivait probablement dans un ensemble défensif d'origine celte, réorganisé par les Romains.

Au moyen-âge, se dressait sans doute sur cette butte un château ou une tour en bois de même type que celui ci-contre . Le site, très en hauteur, permet d'avoir une vue totale sur toute la vallée afin de voir venir les assaillants. En effet, en 1121, Foulques-le-Jeune, comte d'Anjou, remplace la tour en bois par un donjon rectangulaire de 14m sur 10m qu'il édifia à l'ouest de la butte, à l'emplacement de l'actuelle maison du Louvre. Au 16éme siècle, durant les guerres de religion, la butte a servi aux supplices et exécutions.

En 1576, malgré la réparation des fossés, des remparts et la pose d'une nouvelle porte à l'ouest, les Huguenots saccagèrent la cité et la collégiale. La paix rétablie avec l'avènement d'Henri IV, il fallut détruire le donjon et les fortifications qui l'entouraient.

 

 

La Collégiale Saint Martin : Elle fut fondée en 1049 par Geoffroy Martel et rebâtie au 12éme siècle dans le style angevin par Geoffroy Plantagenêts, en pierre de taille du sous-sol de Trôo. 

Remaniée au 12éme, 14éme et 16ème siècles, son clocher probablement surmonté d'une flèche de pierre octogonale à quatre clochetons fut brûlé par la foudre en 1737 et remplacé par un clocher moins élancé.

Une restauration importante fut effectuée à la fin du 19ème siècle et celle de la toiture et du portail occidental a été effectué en 2000.

Elle possède une nef à deux travées voûtées sur arcs d'ogives. Son transept possède des piliers surmontés de chapiteaux sculptés de personnages et animaux stylisés. 

 

Les remparts et les portes du village : Geoffroy Martel, comte d'Anjou et de Vendôme, construisit les premiers remparts de la ville Haute vers 1049,  après sa conquête du Maine, pour renforcer la ligne de défense.

Les murs de 1,5 à 2 m de large sont bâtis, comme ceux du château de Vendôme, avec des rognons de silex pris dans un mortier à base de chaux et de charbon.

Foulques-le-jeune les renforça pour lutter contre Henri 1er d'Angleterre en utilisant ce qu'il avait appris de l'art militaire byzantin lors de la croisade qu'il fit en 1120. Il y adjoignit de massives tours d'angle de forme circulaire de 10 à 16 m de diamètre qui étaient accessibles par des chemins de ronde. Des tours semi-circulaires de 6m de diamètre renforçaient les courtines tous les 15m. De larges fossés complétaient le dispositif en avant des murs des 22 tours qui, faute de protection, ont pour la plupart disparu.

Une seconde enceinte, bien visible, à l'est du village, fut élevée au 14éme siècle pour défendre la ville des compagnies de routiers.

A l'ouest, la porte de Sougé permettait l'accès au "château". Elle est constituée de tuffeau (calcaire tendre, plus ou moins silicieux qui fournit une pierre de taille durcissant à l'air), de poudingue ferrugineux (amalgame de petits silex pris dans une pâte ferrugineuse de couleur rouge sombre (grison)) et de silex. Cette technique rappelle celle utilisée par les croisées pour l'édification des châteaux du royaume de Jérusalem.

La porte fut refaite en 1575 au moment des guerres de religion et défaite en 1900 pour faciliter le passage des charriots de fourrage.

Au nord de la ville haute, on pouvait trouver la porte de Saint Calais qui malheureusement fut détruite en 1958.

Des souterrains desservaient la maison qui s'appuyait sur cette porte et le mur d'enceinte. Cette maison était le logis du Chanoine curé de Trôo.

Le Puits qui parle : Son eau a alimenté les habitants de la ville haute jusqu'à l'installation de l'eau courante en 1972.

Il date du 11éme siècle alors que sa margelle semble dater du 15éme siècle.

Il est profond de 45m et a été creusé dans la roche comme un fût ce qui lui procure un incroyable écho qui a donné lieu à d'incroyables légendes dont la plus célèbre est celle d'une jeune femme particulièrement bavarde qui jacassait du matin jusqu'au soir et même parfois en dormant et dont son mari s'est débarrassé...

 

L'Escalier Saint Gabriel : Loin d'être un escalier ordinaire, celui-ci est l'emplacement de l'église primitive de Trôo. Une niche, accueillant une statue de Saint Gabriel, témoigne de ce passé lointain.

L'original de cette statue est présenté à la grotte pétrifiante.

Sous l'escalier, visitez le vieux fournil et le puits.

 

Le vieux Fournil (ancienne boulangerie troglodyte) : Sous l'escalier, autre curiosité à voir : l'ancienne boulangerie du village avec son très beau fournil troglodytique, une rareté, restauré en 1997. A côté, on peut voir la Fontaine Saint Gabriel, source qui a approvisionné la ville basse en eau potable jusqu'en 1972, date d'installation de l'eau courante à Trôo !

L'écomusée Cave des Yuccas :  Entièrement réhabilitée telle qu'elle était il y a un siècle, cette ancienne habitation troglodytique, habitée jusqu'en 1965 puis abandonnée, est en quelque sorte devenue un musée du patrimoine. Composée de 6 pièces taillées dans le tuffeau et meublée dans le style du XXe siècle (1910-1920), elle témoigne du mode de vie de l'époque. De plus, grâce à sa situation exceptionnelle, elle offre une vue imprenable sur la vallée.

La Grotte pétrifiante : c'est le plus ancien site touristique du village de Trôo. Déjà ouverte au public au début du XXe siècle, ce petit espace, dédié au long travail des eaux calcaires, est intéressant au niveau touristique, bien sûr, mais également au point de vue géologique. On peut y découvrir des stalactites, les vestiges de l'ancienne chapelle Saint-Gabriel, sa vasque pétrifiée et tout le magnifique travail de l'eau sur le tuffeau (roche calcaire locale) en 300 ans.
La grotte possède des ressources en eau non négligeable ; cette eau, provenant de diverses sources dont on ne connaît pas les origines exactes et qui s'écoule du centre de la Butte qui est extrêmement chargée en calcaire. La vallée du Loir était, il y a 90 millions d'années, une immense mer intérieure, d'où les cavités qui ont été creusées tout au long de son lit.

Pourquoi pétrifiante ? L’eau, chargée de dioxyde de carbone, dissout le calcaire des roches qu’elle traverse et, en arrivant au contact de l’air, plus chaud, des cavités, elle dépose la calcite transportée. Celle-ci s’accumule en stalactites aux endroits où l’eau se détache du plafond ou en stalagmites aux endroits où les gouttes d’eau tombent sur le sol.

Télécharger
Guide d'explications pour visiter la grotte pétrifiante
Ce guide vous donne toutes les explications pour visiter seul la grotte pétrifiante... imprimez le et emportez le avec vous.
Quelques renseignements sur la Grotte Pé
Document Adobe Acrobat 48.3 KB

La Maladrerie Sainte Catherine :  Élevée à la fin du 12éme siècle, ses 21 m de long sont parés d'élégantes arcatures qui rappellent celles du clocher de la collégiale. Elle était située à l'extérieur des remparts du village, près de la porte et de la fontaine du même nom. Elle est de style roman et la fenêtre ogivale de la chapelle est toujours visible.

La Maladrerie ou Hôtel-Dieu accueillait les pélerins qui se rendaient à Saint Martin de Tours, à St Jacques de Compostelle mais aussi aux pèlerinages locaux. L'Hôtel-Dieu subsista comme hôpital jusqu'en 1700 où deux lits furent attribués aux Troiens dans l'hôpital de Montoire ensuite.

Ce qui restait de la Maladrerie fut vendu en 1792.

 

La promenade du chemin de fer : La ligne de chemin de fer de Vendôme à Pont de Braye a été transformée en promenade au bord du Loir. On peut la prendre face à l'hôtel du Cheval Blanc et la remonter jusqu'à la gare, soit par l'est du village (en sortant du village en passant devant la maladrerie sur la droite, près de l'entrée de la Guinguette des Iles de Trôo) et remonter cette promenade jusqu'au pont face à l'hôtel du cheval Blanc.

La gare de Trôo est sur la commune de St Quentin les Trôo. Elle était située entre Blois et Pont de Braye (en passant par Vendôme et Montoire) et fut inaugurée en 1881. Elle permettait aux Parisiens d'arriver à Trôo en empruntant la ligne Paris/Bordeaux jusqu'à Blois puis la ligne de Blois à Trôo.

Cette gare a été restaurée par l'association du TTVL (Train Touristique de la Vallée du Loir) en 1993 qui la gère et l'utilise comme point d'étape d'un ancien autorail des années 50 qui part de Thoré-la-Rochette et vient jusqu'à Trôo.

Si vous souhaitez effectuer ce voyage de 2h45, rendez-vous à la gare de Thoré-la-Rochette où vous avez des départs les week-ends de juin à septembre et certains autres jours en été : http://www.ttvl.fr

 

Les Areineries : Au coin des Ruelles, sur un mur de la place de la mairie est apposée une plaque qui commémore le sauvetage d'une vingtaine d'enfants juifs cachés de 1942 à 1944 dans les familles de la région.

Les Ruelles desservaient les Areineries, l'ancien quartier Est de Trôo, très peuplé jusqu'à l'incendie que Philippe-Auguste fit subir à la ville basse en 1188 et aux razzias des routiers du 14éme siècle. Une maison Renaissance, l'"aître Billebare" a été reconstruite dans les années 60 est située à côté d'un ancien cimetière, d'un hôpital (dite cave graffin) et d'une chapelle troglodytes. L'ensemble est à présent propriété privée.

Les Ruelles se transforment en sentier champêtre pour remonter jusqu'à la collégiale.

et aux alentours...

- L'église de St Jacques des Guéret (avec ses fresques murales du moyen-âge)

- Le petit train touristique de la vallée du Loir (à Thoré le Rochette)

- Le village de Lavardin (classé parmi les plus beaux villages de France) avec les ruines de son château, son lavoir à chaines, les fresques médiévales de son église, ses maisons à colombages et le chemin de la Rotte aux biques

- Le manoir de la Possonnière (maison natale de Ronsard)

- Les vignerons du côteaux du Vendômois, des côteaux du Loir et du Jasnières

- Les châteaux de la Vallée du Loir : châteaux du Lude, de Courtanvaux à Bessé sur Braye, de Poncé sur Loir et plus loin de Durtal

- Le musée Musikenfête de Montoire sur le Loir, la chapelle St Gilles, la gare historique de la Rencontre Petain/Hitler, le marché les mercredis et samedis matin

- Le jardin du Plessis-Sasnières

- Le jardin de la Mardelle à Artins

- Le musée du cuir à Château-Renault

- La ville d'art et d'histoire de Vendôme (son musée, les ruines de son château, son abbatiale, ses canaux, le parc Ronsard en plein centre-ville, la chapelle St Jacques, la place St Martin, etc...)

- Le musée des sapeurs-pompiers du Loir et Cher à Vendôme

- Les chemins de St Jacques de Compostelle (voie de Tours) et de Saint-Martin

- Les bases de loisirs de Villiers sur loir et celle de Tréhet (Sun jet Boulevard)

- L'élevage des "grands oiseaux" (autruches, nandous, émeus, daims blancs, chèvres naines, cochons coréens et lamas) à Crucheray.

- Une balade en montgolfière sur la vallée du Loir

- Le château des énigmes à Fréteval (un château qu'on visite en s'amusant. 3h de jeu de piste pour toute la famille)

- Les ruines du château de Fréteval, la Tour de Grisset et le château des Radrets

- La Ferme de l'étang et son élevage de cerfs et de biches à Epuisay dans un parc de 22 ha.

- La Commanderie des Templiers à Arville

- La maison botanique de Boursay (et ses trognes)

- Des balades en canoë-kayaks sur le Loir

- Le Musée des objets anciens ménagers (en tôle émaillée) au Château du Loir (6 rue de la Pitoulière)

- L'atelier du Souffleur de verre à Poncé sur le Loir (27 rue des côteaux)

- L'atelier de céramique de Christine et Matthieu ROBERT à Pont de Braye (sur la commune de Lavenay) - 02.43.44.66.52

- L'atelier de décoration sur meubles ou murale, faux marbres... à Poncé sur Loir (8 rue des Côteaux)

- Le musée des 24 heures du Mans

- Promenades en bateau sur la rivière Le Loir à La Chartre sur le Loir